Partager l'article ! Les hauts et les bas d’une hôtesse de l’air.: Le problème c’est que je ne suis pas hôtesse de l’air et que mes hauts ...
Le problème c’est que je ne suis pas hôtesse de l’air et que mes hauts n’intéressent personne alors que mes bas vous fileraient le cafard. Donc dans ces moments là, mieux vaut se taire.
Voilà, ne plus rien partager comme si le repli pouvait se concevoir comme une forme de pudeur. Ou alors l’extrême et dernière solution pour ne pas ennuyer et comme par élégance, se taire.
Il m’arrive plus souvent qu’à mon tour de trop en dire ou trop en faire, c’est selon. Alors quand l’envie de ne plus partager se manifeste je me laisse aller à cette tendance naturelle.
Depuis plusieurs jours je suis irrité. Je vous rassure je ne suis pas victime de démangeaisons purulentes, qui me rendraient pour le moins infréquentable non je suis irritable. En temps normal je peux déjà être assez chiant en société quand quelque chose me déplait.
Dire qu’il arrive que mes paroles dépassent parfois mes pensées c’est faux, puisque je suis toujours enfin j’essaye, d’être sur la retenue en toute circonstances. Visant toujours quand j’invective, à n’utiliser, qu’un minimum d’images parfois cruelles il est vrai, mais assez souvent parlantes pour les néophytes.
Oh je vous rassure ça va quand même bien c’est juste que je ne suis pas très fréquentable ces temps derniers, voilà c’est tout. D’où est-ce parti à quoi bon en faire état sans doute cette discussion encore une fois avec mère ou alors autre chose comme un sentiment de vide, d’abandon, ou je ne sais quoi.
Mais je sais que c’est quelque chose qui a trait a un grand sentiment de bonheur, ou plus certainement à un plaisir intense qui à chaque fois me plongent comme dans un état second peu après qu’ils se soient déroulés.
L’épisode ‘Mère’ fut quand même a l’apogée de l’indicible après qu’elle encore ait tenté de me raconter par le détail ses souffrances, sa vie, elle qui a connu tant de choses, des gens plus extraordinaires les uns que les autres et la voir en pleine dépression chronique, me dire que sa vie est de la merde j’ai pété les plombs.
Alors qu’elle me disait qu’à l’âge avancé qui était le sien, elle considérait qu’elle avait eu une vie de merde, 86 ans de merde, je n’ai pu m’empêcher de la remercier en lui faisant remarquer que dans ces années dont elle parlait, il y avait moi et qu’elle était donc en train de me dire, que j’étais de la merde.
Sans doute le ton, ou alors mon vocabulaire a-t-il été cruel, voir indigne, mais je n’en pouvais plus, alors je me suis lâché une fois encore. Et ces temps derniers je ne parviens plus à retenir mes coups. Ce n’est plus du cynisme, ça ressemble de plus en plus à de l’agressivité, mon mode à moi de self défense.
Cela fait 3 jours qu’elle s’excuse au téléphone mais je n’y fais plus attention, je feins de ne pas entendre car je ne suis plus en état de l’écouter.
Au bureau après les ennuis du mois dernier, j’ai repris le contrôle de ce qui méritait d’être repris en main. Mis à bas les fauteurs de trouble. Fini les embrouilles. J’ai supprimé de mon mode de fonctionnement tout l’affect que d’ordinaire, je mets pour diriger mes équipes et je sens que cela marque les esprits. Ce n’est pas mon style mais je sais faire.
Malgré une timide tentative d’excuses, je refuse de travailler dans le compromis, je vois que cela ne leur plait pas surtout que cela ressemble à un tour de vis. En refusant leurs invitations à déjeuner, j’ai blessé mes collaborateurs.
Je pense qu’ils voulaient parler, peut être pour l’un d’entre eux au moins s’excuser en public. Mais quelque chose s’est brisé et je sais qu’il me sera difficile d’oublier cet épisode là.
Et sur le plan affectif ?
Aller parlons d’autre chose...
Tiens parlons politique, mais à quoi bon ? Après avoir pas mal dénigré le petit parce qu’il ne représentait que les riches, qu’il avait presque tout échoué, qu’il n’a rien su faire contre la perte de notre triple AAA (vous vous souvenez de l’importance que nous accordions à ces 3 petites lettres il y a peu) à ses mauvais résultats en matière de chômage, de sécurité, de croissance économique, la France entière s’apprête à se dire, qu’au fond, il n’était pas si mal et qu’il sera peut être meilleur que les autres.
Sans doute parce que les autres ne sont pas brillants non plus, je me dis que je me sens très différents de mes contemporains et qu’il me faudrait apprendre à supporter tout cela...
Tout cela m’a foutu un coup de blues cette semaine mais c’est en train de passer...