Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 23:52

 

Les week-ends à rallonge du mois de Mai se terminent, et dieu sait que c’était agréable. Le dernier fut des plus délicieux avec la présence d’amis de toujours, qui se sont invités, pour mon plus grand plaisir.

 

La maison de famille est faite pour les week-ends ensoleillés entre amis et cela même s’il n’est pas envisageable d’y inviter à mon grand regret, ma bande de copains actuels.

 

Personne n’est mur chez moi, pour adopter sans rien dire, mes amis qui s’appellent ‘ma chérie’ et qui poussant de temps à autres, de petits cris très évocateurs dès qu’ils apprécient quelque chose.

 

Pourtant il me serait agréable de les y accueillir, si cela m’était possible. Oh ce n’est pas qu’aucun de mes amis dans le passé n’y soient venus, ne serait-ce que le temps d’un week-end, mais je ne sais pourquoi, je n’imagine plus mère rester sereine à la vue de mes amis actuels, dans tout ce qu’ils ont de plus agréable pour moi.

 

Quand ma petite amie Catherine venait, elle me disait déjà, alors que je l’avais raccompagnée  au train, que décidément cette fille  ne lui plaisait pas.

 

Quand il s’est agit d’H. , elle disait l’apprécier, mais ne pas comprendre ce que nous faisions si souvent ensemble et ne supportait pas de nous voir partager souvent le même lit.

 

Si elle avait su que je vivais alternativement avec l’un ou l’autre elle aurait été horrifiée.  

 

C’est marrant cette maison qui devra me revenir un jour. Elle pourra sans doute devenir ma base arrière, un lieu favorable a la rencontre de mes amis. Et pourtant, même si elle  me sert aujourd’hui à me retrouver seul ou avec mes amis de l’autre vie, celle d’avant, celle ou les garçons ne couchent pas avec d’autres garçons, je ne sais si je ne la garderai  pour moi et pour moi seul comme un refuge ou si je me déciderais un jour à l’ouvrir à mes amis d’aujourd’hui.

 

C’est mon autre vie une vie dont j’ai besoin et je ne sais si un jour, je parviendrai ou si j’aurai envie de ne plus aller m’y réfugier de temps à autres ou s’il me sera plus agréable de partager avec d’autres, mes amis d’aujourd’hui, le temps que j’aime y passer.

 

Je ne sais pas si j’aurai besoin de scinder mes amis en groupes comme je le fait aujourd’hui.  

 

Par Stephan
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 08:15

 

Voilà je dois vous l’avouer j’ai fait une magnifique et  improbable rencontre, il y a de cela 1 mois. J’étais avec des amis que j’apprécie beaucoup et je reconnais même avoir été discourtois avec eux tant le jeune homme qui a attiré mon regard, m’a fait perdre les pédales.

Nous étions dans un cabaret et à la fin du spectacle, je me suis rendu ridicule je le sais. Je n’ai rien trouvé de mieux à faire que de me  précipiter vers le jeune homme accoudé au bar, dans l’espoir d’en savoir un peu plus sur lui.

J’ai très vite appris qu’il s’appelait Guy qu’il avait 19 ans et qu’il me serait très difficile de l’oublier. Je lui ai glissé a l’oreille que j’avais une envie folle de l’embrasser, sans me soucier de l’ami qui l’accompagnait. Quand j’y pense rétrospectivement, j’ai honte !

Alors bien sur il s’est exécuté et bien vite il est sorti dans la rue. Il m’a laissé l’embrasser avant que nous n’échangions quelques mots. Mais cela n’était pas moi. Et pourtant !

Il m’a demandé mon numéro de téléphone. Mais il ne m’a toujours pas contacté.

Et je vais vous dire après réflexion, je préfère qu’il s’en soit  ainsi. Je crois que j’étais près à faire une nouvelle fois une connerie. Oh certes, une belle connerie puisque je me sentais capable de tout abandonner pour vivre avec lui.

Je dois vous avouer qu’il m’a semblé que son regard me disait que nous étions faits l’un pour l’autre. Faits l’un pour l’autre malgré la grande différence d’âge, malgré la distance qui allait nous séparer après que notre rencontre ait eu lieu et malgré les moqueries de mes amis tout à fait compréhensibles, vu le ridicule de la situation.

Ce genre de sentiment n’arrive pas souvent. Comment je le sais ? Et bien parce que je sais faire la différence entre celui qui m’attire et celui qui me plait. Et pour me plaire il ne suffit pas d’avoir un physique agréable.

Je me moquais  que mon attitude  ait  quelque peu surpris mes amis et que depuis certains me demandent encore s’il avait appelé, histoire de me faire comprendre que j’étais un grand naïf.

Bon je ne vais pas en mourir. Mais je reconnais que depuis cette date je veille plus que d’ordinaire à ce que mon téléphone soit chargé en permanence.

Oh je ne suis pas triste j’ai même trouvé cette histoire très belle à mon âge. Même si je mesure le ridicule de la situation elle m’a ouvert les yeux sur le fait que j’étais encore capable de tomber amoureux à mon insu.

Cette histoire est peut être une pure invention, mais elle me plait à moi. Et puis je lui donne dix ans pour nous retrouver, ici ou ailleurs.

A mon avis cela sera sans doute ailleurs, si un ailleurs existe.

Dans mon histoire le jeune homme s’appelait Guy et pas Gytou comme certains de mes amis l’appellent déjà... 

Par Stephan
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 00:54

 

 

 A t’on le droit de dire à quelqu’un qu’on le trouve beau ?

 

Je n’en suis pas sur enfin pour ma part avec le temps j’essaye de m’abstenir de le faire sur les conseils d'un ami et croyez moi c'est dur.

 

Non pas que je ne rencontre pas de belles personnes ces temps derniers, mais disons que dans certains milieux autorisés, ce n’est pas de bon ton.

 

Vous savez tous ces milieux ou du lundi au vendredi on se torture dans les salles de sport pour apparaitre le samedi soir vers 23 heures comme le dieu du Dance Floor.

 

« Tu manges quelque chose ? »

 

« Ah non je n’ai vraiment pas faim ou alors, juste une salade ! Vous avez une salade sans salade verte j’ai horreur de la salade, ça me donne des gaz ! »

 

Dehors il fait -10° mais subitement vous les voyez ôter leurs vestes d’été pour montrer ces corps glissés dans des T-shirts trop étroits et trop courts.

 

Là c’est, ‘pas touche’ ! Marchandise périssable estampillée froide comme la cendre d’une cigarette dans le cendrier.

 

Dimanche matin c’est en train de pleurer sur son lit parce que le prince charmant ne s’est pas arrêté sur ces formes de rêve que tout le monde envie, mais par chance lundi arrive et la salle de sport sera ouverte tard.

 

Non dites à une jeune fille que vous la trouvez séduisante, cela provoque chez elle quelque chose de naturellement beau à voir elle devient radieuse. Son œil s’éclaircit, sa poitrine se gonfle elle vous fait un beau sourire.

 

Elle sait qu’à ce moment précis, même si veux êtes à ses yeux un vieux machin libidineux et édenté, qu’elle a en vous un allié et qu’aux yeux des autres soudainement elle s’est transcendée que telles une chrysalide elle peut déployer ses ailes.

 

Dans les milieux autorisés dont le parlais au début de ce post dire à un gamin que vous le trouvez beau vous expose à des représailles sanglantes.

 

« Tu veux ma photo gros vicelard ? »

 

Non alors on en est réduit à regarder du coin de l’œil les éphèbes qui se pavanent, mais il faut rester discret. Le mieux est de regarder le sol  tout en sachant que parfois ils pourraient  être tentés. Oui mais voilà, leurs copains sont dans le coin, à les observer et vos amis vous disent :  «  t’as vu son âge ? »

 

Bah oui il a l’âge ou moi-même j’étais beau et ou on me le disait et que même, que cela me faisait plaisir...

 

Des fois qu’on puisse penser qu’ils seraient sensibles et attirés par autre chose que l’apparence ! Ou alors peut -être est on suspecté d'être un vieux cochon qui sauterait sur tout ce qui bouge?

Non mais attendez, on sait depuis longtemps à mon âge, que les meilleurs moments ne se passent pas avec des petis trous du culs à peine rôdés ! Faut pas non plus nous prendre pour ce que nous ne sommes pas!

 

Un faux pas à ne pas franchir...

 

Moi je vous avoue que le plus souvent quand je vois une beau gosse, si je m’abstiens de plus en plus, de le lui dire, et bien cela me fait tout simplement plaisir que la vie m’ait donné la chance de le croiser.

 

Je suis pas con au point de penser que jr puisse avoir la chance qu’il détourne le regard dans ma direction en échange de mon compliment et alors ?

 

Même si  cela perturbe un peu mes nuits parfois, je ne lasserai pas de leurs dire :

 

« Mon dieu que je vous trouve beaux ! » .           

Par Stephan
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 20:44

 

Ces temps derniers je m’enhardis. Je suis amené à faire des choses que je n’aurais pas imaginées, il y a quelques mois encore. Ce n’est pas que j’ai été par le passé, privé d’expériences  surprenantes, non c’est juste que je n’imaginais pas pratiquer sans réticences certaines petites choses, qui pimentent aujourd’hui ma vie.

 

Je suis assez amusé par certains de mes travers. Il m’arrive même de me trouver marrant. Je ne me donne plus pour règle de  combattre mes travers, parce qu’il ne m’est plus essentiel aujourd’hui, d’être différent de ceux que naguère, je décriais sans vraiment ‘savoir’.    

 

J’ai longtemps pensé que j’étais différent, sans pour cela en tirer gloire,  bien au contraire.  J’avais l’impression de ne jamais trouver ma place nulle part, sans le rendre compte, que l’on ne trouve sa place que si on accepte de la prendre quand elle s’offre à vous.

 

Et puis j’ai découvert des gens différents qui sont pourtant très proche de moi et plus ils s’approchent, mieux je me sens, c’est dingue non ?  

 

Cela est parfois difficile de ne pas trouver sa place, enfin de ne pas avoir toujours celle dont on rêverait  surtout quand on ne se trouve pas sur le devant de la scène, mais il faut l’accepter.

 

Car la scène ne fonctionne que si d’autres, l’éclairent, la décorent et la mettent en place. Et puis nous avons tous un jour une scène pour nous rien que pour nous l’important n’est il pas le rôle mais la façon dont on interprète ?

 

Il m’a semblé parfois, que j’étais particulièrement malmené par la vie et puis, j’ai au fil du temps rencontré des gens qui eux avaient été bousculés, pour ne pas dire frappés et j’ai compris que dans l’ensemble j’avais plutôt été bien accompagné et que pour moi tous les chemins, n’avaient pas été jonchés d’embuches, bien au contraire.

 

J’aime bien ce temps de ma vie, même si je ne suis pas physiquement comme je le rêve, mais si je ne suis pas encore toujours à l’aise partout et tout le temps. Bientôt un demi siècle au compteur  et j’arrive enfin à vivre avec ma timidité maladive, avec ce que je suis. Je n’ai plus peur des regards qui ne sont pas toujours bienveillants par ce que je sais aujourd’hui que je n’envie la vie de personne...

 

 

Par Stephan
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 17:42

 

Bah oui il m’arrive de penser que certains sont blasés de tout ce qui leurs arrive. Aller dans un bon restaurant, partager un repas fait d’un sandwich avec un ami, répondre au beau sourire d’un serveur sur la terrasse au bord de mer, prendre l’avion pour aller à Nice.

 

Survoler la côte, ou les riches propriétaires de somptueuses villas semblent recevoir des amis dans le jardin, moi ca me fait encore de l’effet, d’autant plus quand le temps agréable s’offre à moi quand je descends de l’avion, je ressens comme un avant gout de paradis.

 

Hier soir j’étais pour le boulot à Nice et j’avoue que je ne boude pas le plaisir qui m’était offert de prendre l’avion en sachant que j’aurai la soirée pour moi et quelles que heures à passer sur la promenade des Anglais que j’aime toujours autant.

 

Une fois une petite affaire à régler expédiée, je me suis laissé prendre par le charme de la cote d’Azur, sans ses touristes.

 

Je devais être le seul parce que dans l’avions tous faisaient la gueule apparemment. Il y avait bien sur le lot de beaux gosses habituels mais sans doute, déjà blasés par les voyages en avions et le décor magnifiques, ils ennuyaient de leurs amies et leurs I phones, tous faisaient la gueule et pourtant y en avait des beaux !

 

Moi j’ai pris l’avion pour la première fois a 18 ans et je ne cache pas que j’éprouve toujours le même plaisir aujourd’hui que ce jour ou j’ai découvert le bruit du décollage de l’intérieur et le ballet des hôtesses dans le couloir.

 

« PNC aux portes.... » J’adore ! C’est du folklore, ou pas, mais ca m’excite. J’essaye de me mettre à un hublot et je regarde la terre s’éloigner sous les nuages. Là haut le ciel est bleu les paysages sont extraordinaires et le me laisse aller à mes rêveries.

 

« Actuellement, nous survolons Lyon à une altitude de 11000 mètres et la température est de -38° ! » Ca me fait frissonner d’imaginer que sous mes pieds des gens sont en train de rentrer chez eux, sans savoir que je suis au dessus de leurs têtes...   

 

Vous allez me dire tu n’as qu’à le prendre tous les jours être bloqué dans un aéroport au bout du monde et tu verras si tu trouve cela toujours aussi excitant !

 

Et bien je vous le dit, oui, moi j’adore prendre l’avion et le temps n’y fait rien. Je trouve cela magique d’imaginer qu’en moins d’une heure mon décor puisse changer en un battement d’aile un peu comme si pour quelles que heures on pouvait changer de vie moi qui pour rien au monde ne voudrais en changer !       

Par Stephan
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 14:26

Mai

 

Douceur toute particulière en ce mois de Mai ou les viaducs offerts par le calendrier, donnent à penser, que nous pourrions être comme qui dirait, en vacances.

 

Moi j’ai toujours aimé le mois de Mai et pas seulement à cause des ponts.

 

Le premier dont je me souvienne est celui de l’année 1968. Et oui, je suis bien plus vieux que j’en ai l’air et j’ai connu le mois de Mai 1968 mais à l’écart...

 

Enfin connu c’est un bien mot, puisque mes parents et moi,  par un concours de circonstances incroyables, étions comme qui dirait bloqués, sur la côte d’Azur sans grande envie, il faut bien le reconnaitre, de rentrer sur Paris.

 

Un voisin âgé de tous justes dix-huit ans, nous faisait le récit chaque soir, les escarmouches avec les compagnies de CRS près de la fac ou il était inscrit. J’avais le sentiment de vivre les histoires qu’il nous racontait debout sur la table du salon et je me protégeais la tête des coups de matraque qu’il mimait pour nous expliquer la situation politique du moment.

 

Une fois il m’avait même montré son  torse marqué par un coup de matraque et j’avoue que j’avais été impressionné non pas par le la trace rouge et bleue laissée par la matraque sur son corps mais, par la beauté de son torse, déjà et oui… Denis si tu savais combien j’aimais dormir dans ton lit certains soirs et combien j’aimais caresser ta peau quand tu dormais…

 

Ma mère avait trouvé la situation inquiétante si bien que nous avions précipité nos vacances dans le Sud. Les rues étaient sans dessus dessous et particulièrement enfumées par les gaz lacrymogènes. Les nouvelles étaient assez alarmistes et personne ne savais dire ou cela allait s’arrêter.

 

Nous étions arrivé je ne sais comment à Saint Raphaël en voiture alors que les pompes à essence étaient toutes vides et une fois sur place notre quotidien était rythmé par la nécessité de trouver de la viande, du café et du sucre ce qui rappelait à ma mère la période de la guerre et des privations.

 

A ceci près que nous étions allongés sur la plage et que ce mois de mai là fut l’un des plus agréables que nous ayons jamais connu en famille…

 

Alors bien sur depuis 1968, des mois de Mai, il y en a eu d’autres. Certains chargés de plus ou moins d’émotions, d’autres sans relief mais jamais je n’ai oublié celui de 1968.

 

A cause de la situation Politique ?

 

Pas le moins du monde !  

 

C’est juste que chaque année ceux de ma tribu qui se souviennent de ce mois de Mai là, ne manquent jamais de répéter : « Vous vous rappelez de nos vacances sur la  Côte en  1968 ? »

 

Ma mère n’avait acheté  un bateau gonflable, un masque de plongé et des palmes, j’avais mangé des pan bagnat avec tous mes petits camarades. Bu mon premier panaché, pris mon premier coup de soleil et sans doute embrassé la première fille de ma vie, mais ça je n’en suis plus sur !

 

Ca c’était des vacances, un joli mois de Mai, le premier de ma vie et je crois la première prise de conscience qu’il fallait profiter des situations qui se présentaient car la vie rarement ne nous donne, de deuxième chance .

 

 

 

 

Par Stephan
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 00:49

 

 

Quand tout va bien, c’est difficile d’avouer qu’en silence, on pleure parfois. Moi je pleure assez souvent. Faiblesse ?

 

Je ne pense pas, enfin, pas au sens ou le plus communément, on parle de la faiblesse des hommes. Car j’ai d’autres faiblesses il faut bien le reconnaître, comme celle qui consiste à apprécier la compagnie des garçons. Et même s’ils sont beaux, je reconnais que cela ne me dérange pas plus que cela.  Mais j’ai d’autres faiblesses, rassurez-vous !

 

Bah oui, je pleure, c’est comme ça ! Le plus souvent c’est quand je me sens bien. Quand j’écoute Mozart ou Mahler, quand je vois un beau geste comme celui qui consiste à tendre la main à quelqu’un qui vient de chuter.   Mais il m’arrive aussi de pleurer pour d’autres raisons.  

 

Tiens hier j’ai pleuré parce qu’en travaillant dans le jardin, j’ai retrouvé par hasard, une bague que j’avais perdu il y a deux ans. Comme un cadeau dans une motte de terre, elle m’est littéralement tombée dans la main alors qu’elle se trouvait sous terre.

 

Je l’avais achetée, alors qu’à la fin d’une histoire d’amour j’avais jeté dans la Seine, celles qui m’avaient été offertes. Et perdue alors que je jardinais pour sans doute, oublier tout le reste.

 

Je sais c’était ridicule que d’imaginer que je jetais à l’eau mon histoire et celui qui l’incarnait. Elle n’avait pas une très grande valeur, sauf pour moi peut-être. Je m’étais fait à l’idée d’enserrer mes doigts dans des anneaux métalliques, qui n’aient aucune signification particulière.

 

Refuser la bague vue comme le symbole d’un serment oublié, mais retrouver le plaisir de donner à la main une autre mission que celle qui consiste à caresser une nuque endormie. Souligner un geste, en empêchant le doigt de se plier, voilà à quoi peut servir une bague sans signification matrimoniale.

 

« Dis moi une chose Stephan, mais ne le prend pas mal ; Est-ce que quand je serai morte, tu te mariera ? »

Par Stephan
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 16:38

 

 

 

 

Les surnoms ridicules, dont nous sommes  parfois affublés par nos amis et relations, quand ce n’est pas depuis l’enfance, par les membres de notre famille, nous restent parfois à vie. Il arrive aussi qu’ils disparaissent ou remontent à la surface au détour d’une conversation ou d’un souvenir.

 

Etant enfant j’ai le plus longtemps été appelé « Mon Lapin » et n’allez pas imaginer pour autant que j’ai de grandes oreilles, elles sont normales même si j’entends plutôt bien, surtout les conneries qu’on dit sur moi.

 

Mes copains d’enfance m’appelaient ‘Phan’, parce que sans doute Stephan  était trop compliqué et puis cela a vite été ‘Le parigot’ parce vivant assez souvent à la campagne, j’étais plus facilement identifiable dans  leurs discussions. Cela devait également dire attention il est fragile il ne connait pas les usages de la campagne.

 

Le premier mec qui, pour des raisons intimes, m’a donné un surnom m’appelait ‘Mon coeur’. Sans doute parce qu’il m’avait pas mal donné sauf son cœur et que c’était là, un moyen pour lui, de se souvenir que s’il me laissait tomber en plus de ma carte bleue, il risquait aussi de perdre ce que je lui avais donné sans retenue, mon cœur à moi.

 

Depuis un an a peut près un mec qui me rend visite de temps en temps m’appelle mon BB. Qu’il s’agisse de nos étreintes, comme des messages qu’il me fait parvenir, ils sont tous ponctués par des BB.

 

Moi BB !!!

 

Vous avez vu la tronche du BB ???? Ca m’énerve ! Mais je l’aime bien alors je le laisse faire vu que dans sa langue ca semble vouloir dire la même chose que dans la mienne et qu’à chaque fois qu’il me le dit  il me fait un grand sourire

Par Stephan
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 13:36

 

 

Voilà quels jours de repos qui s’annoncent et je dois reconnaitre, je n’en suis pas mécontent. Je vais vous dire ce que l’on appelle le bonheur, ça épuise !

 

Oh bien sur quand on me lit, même entre les lignes, il n’y a rien d’extraordinaire dans ma vie. Je ne vais pas vous parler de mon bonheur avec mon Nouvel Iphone et pour cause, je n’en ai pas !

 

Encore moins de mon écran ultraplat TV HD je ne sais pas quoi, puisque je passerai à cette étape là, quand mon vieux poste de télévision aura atteint l’âge de la retraite, pas avant.

 

Je pourrai vous parler de ma nouvelle voiture mais comme j’ai renoncé en dernière minute à faire l’acquisition de la dernières Carrera 3, ou douze je ne sais plus et que je me contente de la version dénommée « sport » d’une voiture destinée aux blondes, je n’ai rien à raconter de ce coté là non plus.

 

A quoi cela vous servirait de savoir que je suis très heureux des rencontres, de presque toutes les rencontres, que j’ai eu la chance de faire ces derniers temps. Avec le recul je pense même que la vie n’est faite, que pour faire des rencontres.

 

Certains revendiquent des rencontres improbables avec des gens extraordinaires et cela m’amuse toujours quand on a le loisir de rencontrer ces gens « extraordinaires » comme cela m’est parfais arrivé, on se rend compte combien le plus souvent, ce qui est extraordinaire, c’est qu’ils soient tout simplement normaux.

 

Non, moi je vous parle bien de mes rencontres avec des gens normaux (et oui cela existe encore), auxquelles il me serait fort déplaisant de devoir renoncer aujourd’hui et qui remplissent ma vie, de la plus belle façon.

 

« Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin »

 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous en faire une liste exhaustive de mes amis. Ceux dont la rencontre à été pour moi une chance,  savent déjà combien je les apprécie. Et je n’espère qu’une chose c’est que je puisse leur apporter autant qu’ils sont en mesure de faire pour moi, c’est vous dire.

 

Je vais même préciser qu’il est aujourd’hui plus important pour moi d’être comme je suis avec mes ‘amis’ que comme je souhaiterai être et qu’il me semble qu’il en est ainsi pour eux et que cela me réconforte.

 

Que sommes nous donc sans les autres ?

 

Oh bien sur il nous arrive, à chacun, d’avoir un certain sentiment de supériorité et pourquoi pas. Mais avec le temps (et le temps j’en ai déjà consommé pas mal) on se dit que quoi qu’on ait fait, on  à pas fait grand-chose quand se préparent la période des bilans et que le plus important est sans doute ce que l’on a pu faire, sans même s’en rendre compte.

 

Vous êtes vous déjà demandé quelle serait votre vie aujourd’hui, si untel ou  tel autre, n’avait pas traversé ne serait-ce qu’un jour, votre existence?

 

Moi je me pose souvent la question et je sais à qui je dois beaucoup. Ces temps derniers certains de mes amis comptent beaucoup pour moi. J’espère que cela durera mais bien sur je ne peux en être sur.

 

Ce qui me plait c’est ce que tous ces gens que vous ne connaissez pas tous, on fait et font pour moi chaque jour et le plus souvent a leur insu.

 

 

Alors en votre nom, permettez- moi de les en remercier.

Par Stephan
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 16:19

 

 

Comme je disais l’ambiance au bureau est merdique aujourd’hui. Un peu à cause sans doute  du temps qui fait grise mine, de la qualité du débat d’hier soir (à mon avis certains auraient préféré avoir un concert life de Mirelle Mathieu à Moscou) et de deux ou trois autres petites choses qui m’échappent, mais dont je me fou royalement.

 

Ces temps derniers, mon regard est ailleurs. Enfin quand je dis mon regard je devrais dire mes pensées car j’ai le week-end dernier, comme qui dirait entraperçu ce à quoi ressemblait le bonheur.

 

Un regard, un baiser sur la joue (ça c’est pour la presse) quelques mots échangés après un spectacle et je me serais bien vu rentrer  à la maison avec un beau bébé 1m 90, sous le bras.

 

J’entraperçois un gamin au bar avec son copain et une femme plus âgée, je me dis j’ai une envie folle de l’embrasser. La fin du spectacle arrive, les lumières se rallument je file voir le jeune homme et je lui dis que je le trouve charmant. Il me fait un grand sourire et me remercie et rajoute : « Mais encore ? »

 

Je lui rétorque que j’ai une envie folle de l’embrasser et c’est là que son ami s’interpose.

 

« Et je suis là, je suis son mari ! »

 

Je lui dis que ce n’est pas grave, que je ne suis pas jaloux ;  que je veux juste déposer un baiser sur sa joue. Mais que si ca pose un problème, j’annule ma requête et pars au hasard noyer mon désespoir.

 

Je caresse la main du jeune homme qui me fait un grand sourire et je sors dans la rue. Le jeune homme me suit. Nous échangeons quelques mots je lui caresse la joue il me dit qu’il est suisse, je ne vois pas bien le rapport, mais au moins il engage la conversation et il me dit si vous voulez m’embrasser c’est le moment, alors je m’exécute, je sais je suis faible.

 

Le gamin me demande mon numéro de téléphone mais ne m’a pas encore appelé. Et comme je n’ai pas voulu lui demander le sien,  pour ne pas faire trop lourd, je m’expose à un démenti cinglant dans la presse ces jours prochains ; Non Stephan ne peut être  tombé amoureux du bel inconnu rencontré par hasard au détour d’un bar, car ils n’ont échangés que quelques mots et un baiser !  

 

Et pourtant !

 

Je dois vous avouer que même si le garçon est un peu jeune je ne révélerais pas son âge, pour ne faire dans le pathos, je l’ai trouvé très à mon goût. Pas très beau bien que, je dois reconnaitre mentir en vous disant cela et  assez agréable de conversation.

 

Un sourire à tomber par terre et surtout un petit air coquin, ce qui ne gâchait rien ? J’avoue que j’ai du mal à remonter la pente, tant j’ai eu le sentiment que nous étions faits l’un pour l’autre mais ça c’est une autre histoire.

 

Car je suis rentré chez moi et lui probablement en Suisse ou il habite et ou j’irai bien le retrouver, s’il le fallait,  mais la vie offre déjà beaucoup alors pourquoi lui en demander autant ?

 

Parce que c’était sans doute le bonheur …  

 

 

 

Par Stephan
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De face

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